L’apitherapie - la sante par le miel

L’apitherapie - la sante par le miel

L’apitherapie - la sante par le miel
L’apitherapie - la sante par le miel

1. Les perceptes

L’Occident et l’Orient ont une conception différente de la maladie. Le premier s’intéresse à la pathologie, dissèque, radiographie et analyse ; le second regarde, écoute
et palpe l’être humain. Anatomie pure d’un côté, énergie vitale de
l’autre. En Orient, patrie des arts martiaux, il importe de savoir esquiver les coups afin de mieux vaincre l’adversaire quand l’Occident privilégie la force brute.
Mais aujourd’hui, chacun sait que prévenir la maladie est plus important que se gaver de médicaments. Et plus aucun médecin ne peut nier l’effet placebo ni la somatisation.
Pour préserver la forme physique, il faut veiller à avoir une hygiène de vie rigoureuse : bannir tabac, alcool, sucres rapides et graisses animales.

2. Les produits de L’apiterapie

2.1. Le miel élixir mythique de santé

L’homme a consommé du miel depuis l’aube des temps. Pour se nourrir bien sûr, mais aussi pour se soigner.
En marge des vertus miraculeuses empreintes de mysticisme que l’on a voulu lui attribuer, le bon sens populaire a toujours su utiliser au mieux les atouts du miel pour une application au quotidien.
Le miel est un aliment de premier plan grâce à ses qualités antibactériennes, anti- inflammatoires et antioxydantes. Il améliore la rétention du calcium et du magnésium, ainsi que la teneur en hémoglobine du sang.
Remède de grand-mère ou trousse de première urgence, le miel est depuis toujours l’ami de toute la famille. Il semble somme toute normal que l’on retrouve dans les miels les vertus des plantes dont ils proviennent.

2.1.1. Un cocktail de vie

Le secret du miel tient à son alchimie. Véritable cocktail de sels minéraux, d’oligoéléments et de vitamines, il est l’aliment dynamogène par excellence.
Son potentiel calorifique, sa richesse en glucose (directement assimilable par l’organisme) et en lévulose (appréciable pour ses propriétés laxatives douces) font de lui une source d’énergie exceptionnelle tant sur le plan physique que cérébral. Un exemple ? Un simple pot de miel (250 grammes) équivaut à 3 kilos de viande rouge.

2.1.2. Le miel un soin douceur

Les miels en usage interne
Rien de tel qu’une cuillerée à soupe de miel au dîner ou une infusion de tilleul sucrée au miel pour lutter contre l’insomnie.
Petits problèmes de constipation ? Une cuillère à soupe de miel cru diluée dans un verre d’eau tiède avec un jus de citron, tous les matins à jeun, a un effet laxatif aussi doux qu’assuré. Une cuillère à chaque repas aidera également les digestions difficiles. Pour être vraiment efficace, le traitement doit être respecté quotidiennement, car le miel agit lentement, de façon homéopathique.
Son action adoucissante est également souveraine sur la toux : bonbons au miel et lait chaud sucré au miel procurent instantanément un apaisement. Contre les maux de gorge et les enrouements, un gargarisme au miel, toutes les 2 heures, est un remède souverain.
Si vous souffrez de rhinite, de sinusite ou de rhume des foins, essayer le miel “Bronchicura”.
Les miels en usage externe
Son effet cicatrisant et antiseptique en fait un remède de fond contre les brûlures et les maladies de la peau. On l’utilise en compresses de miel et d’huile d’olive, auxquelles on pourra ajouter de la farine de seigle ou pur, en massages légers.
Le miel cru de montagne est particulièrement recommandé contre les gerçures et les crevasses. En compresses, il permet de soulager les rhumatismes (2 cuillerées à soupe de miel mélangées à quelques gouttes d’huile essentielle de thym).

2.1.3. Un miel de maux

Que l’on soit cardiaque ou hépatique, rhumatisant ou insomniaque, convalescent ou (neur)asthénique, impuissant ou frigide, grippé ou brûlé, aphone ou simplement surmené… chacun pourra trouver au fond du pot l’aide appropriée à son problème, à condition de se repérer dans les embranchements de la carte du miel.
  • AUBÉPINE
Miel par excellence des cardiaques, des hypertendus et des angoissés, il est doté de vertus apaisantes qui combattent les crises de battements de cœur, les vertiges, les bouffées de chaleur et les bourdonnements d’oreille. Son action apaisante proviendrait d’un principe actif, véritable sédatif du système nerveux cardiaque, qui normaliserait également la tension artérielle. Son utilisation (en infusion, par exemple) est recommandée en cas d’insomnies, de spasmes et de palpitations, mais aussi contre les angines de poitrine et en cas de dyspepsie.
· ORANGER, MÉLILOT, TILLEUL
Sédatifs et antispasmodiques, ces 3 miels sont d’excellents calmants contre la nervosité et l’irritabilité : anxiété, palpitations, poussées de tension, migraines, toux nerveuses, insomnies.
Oranger : calmant (notamment pour les enfants), antispasmodique, antigrippal, contre le nervosisme, l’irritabilité, les insomnies
Mélilot : contre les insomnies, le nervosisme
Tilleul : facilite la digestion et, en tant que sédatif, favorise le sommeil (il sucrera donc à
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merveille l’infusion du soir). Il diminue l’irritabilité et les troubles nerveux ;
antispasmodique, il agit comme un calmant sur l’ensemble du système nerveux. Apaiserait les migraines et les douleurs gastriques.
Les miels stimulants
  • ABRICOTIER, AMANDIER, MÉLISSE, PÊCHER
Nutritif, particulièrement digeste et reminéralisant, ce quatuor de miels est indiqué pour les convalescents souffrant d’inappétence, de nervosisme, voire de dépression.
Abricotier : particulièrement assimilable et digeste, recommandé en cas de convalescence, d’inappétence, de nervosisme, de dépression.
amandier
Amandier : extrêmement nutritif et reminéralisant, il combat l’asthénie, l’inappétence, le déséquilibre nerveux, la déminéralisation, les infections intestinales et favorise la convalescence
Mélisse : contre les insomnies, l’inappétence, la faiblesse générale, le surmenage
Pêcher : reminéralisant, énergétique, il soignerait la fatigue et la dépression
  • BERCE SPONDYLE, MENTHE VERTE, SAUGE
Recommandé en cas d’asthénie, ce trio de miels aurait, en outre, la faculté de lutter contre les problèmes sexuels et gynécologiques.
Berce spondyle : rare et très désagréable au goût, ce miel passe pour combattre l’impuissance et la frigidité.
Menthe verte : contre l’inappétence, la dépression et la frigidité.
sauge
Sauge : il combat la neurasthénie, l’asthénie, le lymphatisme, le rachitisme, l’inappétence, la frigidité et est recommandé en cas de règles douloureuses et de troubles de la ménopause.
Les miels fortifiants
  • BRUYÈRE CALLUNE
Sa richesse en sels minéraux en fait un fortifiant à recommander en cas d’anémie, de fatigue générale ou de surmenage. Par ailleurs, ses qualités désinfectantes feraient merveille dans les troubles intestinaux et urinaires : calculs, acide urique, ascite, constipation, coliques
néphrétiques, cystite, colibacillose. Ses pouvoirs ne s’arrêtent pas là : le miel de callune est également indiqué contre la goutte et le rhumatisme ; il s’attaquerait même à la cellulite.
  • SARRASIN, LUZERNE
sarrasin
Souverains contre la déminéralisation, l’anémie et la fatigue nerveuse, les miels de sarrasin et, dans une moindre mesure, de luzerne, sont conseillés aux jeunes mamans après l’accouchement et pendant l’allaitement. Riches en sels minéraux, en protéines et en vitamines P, ce sont de véritables reconstituants recommandés aussi bien pour les enfants et les adolescents en pleine croissance que pour tous les convalescents (notamment dans les cas de décalcifications après fracture). Ils apaiseraient également les règles douloureuses.
Les miels spécifiques
CHÂTAIGNIER
Connu pour être le miel de ceux qui veulent prendre du poids, il a la propriété d’accélérer la circulation sanguine et concerne donc en priorité les personnes souffrant de troubles
vasculaires. Il possède une action bénéfique sur l’anémie et la fatigue en général. Agirait en particulier dans les cas d’aménorrhée, de dysménorrhée et de bouffées de chaleur.
SAPIN
Célèbre antiseptique pulmonaire, ce miel est souverain contre toutes les affections respiratoires : de l’enrouement à l’aphonie, des quintes de toux à la trachéite et à la bronchite, du rhume à la grippe, de la pharyngite à la rhinite, de l’oppression respiratoire à l’asthme… Interviendrait également en cas de cystite, prostatite et calculs biliaires.
  • BUIS
Efficace à la fois contre les rhumatismes et la fièvre, il a également la propriété non négligeable de soigner les problèmes capillaires : utilisé en lotion ou en shampoing, il nourrit le cuir chevelu et permettrait de lutter contre la calvitie.
  • CERISIER
Reminéralisant, il soignerait les rhumatismes comme l’artériosclérose. Particulièrement assimilable, il est recommandé dans les cas de diabète et d’obésité.
  • SARRIETTE
Il est tout indiqué en cas de crises de diarrhée aiguës ou chroniques.
Les miels généralistes
  • ROMARIN
Ce miel est celui de tous ceux qui souffrent de l’estomac, de l’intestin et surtout du foie :
insuffisance hépatique, jaunisse, embarras gastriques, indigestions, dyspepsie, ballonnements, nausées, cholestérol, calculs biliaires.
Son effet non négligeable sur le psychisme lui permettrait de lutter efficacement contre l’asthénie, le lymphatisme, le surmenage et toute forme de faiblesse durable ou passagère.
Véritable cure de remise en forme à lui tout seul, le miel de romarin s’attaquerait de surcroît à des maux aussi divers que l’arthrite ou l’artériosclérose, la phlébite, l’asthme, la grippe, la coqueluche, le rachitisme ou bien encore… la cellulite.
  • THYM ET, À UN MOINDRE DEGRÉ, SERPOLET, EUCALYPTUS
Revigorants et stimulants, ils aident à surmonter la fatigue. Ce sont surtout des miels antiseptiques qui permettraient de combattre toutes sortes de maladies infectieuses, qu’elles soient urinaires ou intestinales ou qu’elles touchent la gorge et les poumons.
Thym : contre les maladies infectieuses (pulmonaires, urinaires, intestinales). Il combat la toux, le rhume, la bronchite, l’amygdalite, l’asthme, la rhinite, l’ulcère gastrique, les ballonnements, l’asthénie et la faiblesse générale. C’est un excellent vermifuge
Serpolet : contre les maladies infectieuses, la toux, le rhume, la bronchite, l’asthénie, la faiblesse générale, la gastrite et les ulcères
Eucalyptus : antiseptique pulmonaire (affections des voies respiratoires, bronchite), urinaire et intestinal (colibacillose, diarrhée, prostatite)
  • ORIGAN (OU MARJOLAINE)
En infusion, ce miel prévient l’aérophagie et les digestions difficiles. Il permettrait également de lutter aussi bien contre les insomnies et le nervosisme que contre la bronchite, la coqueluche et l’asthme. En applications externes, il soulage les douleurs rhumatismales. À la fois bactéricide et antiseptique, il soigne brûlures, piqûres d’insectes et plaies infectées.
  • LAVANDE
C’est un peu le miel universel. Citons, pêle-mêle, parmi ses multiples indications : angoisses et insomnies, hypertension, vertiges, anorexie et rachitisme, fièvre, toux, angine, laryngite, bronchite, asthme et
coqueluche, névralgies ; migraines, calculs et arthrite, ulcères, colibacillose, dysenterie et cellulite.
Il fait également merveille en applications externes : bactéricide et antiseptique, il soigne l’eczéma, les brûlures, les engelures, les plaies infectées et les piqûres d’insecte.
Un miel de choc
  • TRÈFLE
Il est par excellence le miel de l’effort soutenu, qu’il soit physique ou intellectuel. Les étudiants en période de concours et les sportifs en pleine compétition y puiseront une énergie durable et un dynamisme quasi instantané. Le miel de trèfle est dynamogène, diurétique, expectorant et anti-diarrhéique.
Un miel exceptionnel
  • MANUKA
Le Manuka est un arbrisseau, cousin d’une famille que l’on connaît mieux, celle du « tea tree », l’arbre à thé dont on tire la fameuse huile essentielle immunostimulante aux vertus
antivirales et anti-bactériennes. Le Manuka pousse à l’état sauvage à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Les Maoris ont toujours considéré ce miel comme miraculeux et l’utilisent pour se soigner. Aujourd’hui, les scientifiques se penchent sur ce miel exceptionnel.
Ce qui rend le miel de Manuka unique…
On compte une vingtaine d’études récentes mettant en relief ses diverses actions : cicatrisantes, antibactériennes et même antioxydantes grâce à sa teneur en flavonoïdes.
Des chercheurs ont également découvert que le miel de Manuka possédait une action bactéricide supérieure à certains traitements antibiotiques conventionnels. Ainsi, le miel de Manuka peut agir contre le staphylocoque doré, une bactérie à l’origine de nombreuses infections ou intoxications alimentaires.
D’autres études ont mis en avant l’exceptionnelle action cicatrisante sur les plaies, les brûlures, les mycoses, les ulcères, les aphtes, le psoriasis, l’eczéma etc.
Le miel de Manuka améliore également la circulation sanguine et renforce le système immunitaire.
De plus, sa durée de conservation supérieure à la moyenne des autres miels, permet au miel de Manuka d’être utilisé toute l’année en cataplasmes pour des applications locales.
Les indices renseignent sur l’activité antibactérienne et antiseptique :
entre 5+ et 8+ : le miel sera utilisé pour la nutrition et en prévention de petits maux, pour le bien-être en général ; entre 9+ et 16+ : le miel agit de manière ciblée, sur les voies digestives ou respiratoires ; à partir de 17+ et au-delà : le miel pourra être utilisé pour toutes les raisons précédentes et en usage externe, local et cutané.

2.2. Le pollen

Le pollen sous toutes ses formes
Pour une efficacité maximale, le pollen doit être consommé à jeun, de préférence le matin ou juste avant les repas, sous forme de cure (un mois minimum à raison d’un dose quotidienne de 20 grammes, soit 4 cuillères à café).
Il est recommandé de la manger tel quel, en mastiquant bien de façon à broyer les pelotes et à les imprégner de salive. On peut également le faire macérer dans un jus de légumes ou de fruits, ou encore le pulvériser au moulin à café et à l’avaler avec du miel, à jeun, au début de repas.

2.2.1. L’ingredient de la forme

Agissant comme une barrière protectrice, le pollen stimule le système immunitaire par l’influence combinée, notamment des vitamines A, E, du sélénium et du cuivre qu’il contient. Faire une cure de pollen en période hivernale permet de mieux lutter contre les bactéries et les virus.

2.2.2. Bien manger et bien digérer

Le bien-être de l’homme passe par le maintien de fonctions intestinales efficaces. Or, le pollen joue alternativement un rôle dans le réveil d’un transit paresseux et dans le traitement de la diarrhée grâce à ses propriétés antibiotiques. Le pollen favorise également la reconstitution de la flore intestinale lorsqu’elle est déficiente.
Outre ces actions sur la sphère digestive, la composition nutritionnelle du pollen plaide en faveur d’un effet cardio-protecteur. Riche en vitamines B6 et B9, le pollen participe à la réduction de l’athérosclérose. Sa rutine, quant à elle, prévient l’apparition des caillots sanguins au niveau du cerveau, de la rétine et du cœur.

2.2.3. Prévenir le vieillissement

Grâce à la présence de provitamine A, de vitamine E et C, de sélénium et de flavonoïdes, le pollen protège l’organisme des radicaux libres, ces molécules réactives qui agressent nos cellules en permanence et les font vieillir. Il est un atout majeur en cosmétologie.

2.3. La propolis

En raison de ses propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires, elle est indiquée dans la majorité des infections d’origine microbienne.
Elle peut être utilisée telle quelle, en mâchant lentement 1 à 2 grammes par jour. Mais, la plupart du temps, elle est employée sous forme de solutions alcooliques qui permettent à la fois de la dissoudre et de la débarrasser de ses
impuretés. Ses vertus thérapeutiques sont nombreuses : cicatrisante, bactéricide, fongicide, anti-oxydante, digestive,…
Il est préférable de la conserver dans des récipients opaques à la lumière, bien fermés et à l'abri de la chaleur. Le stockage de longue durée dans ces conditions ne semble pas poser de problème, cela n'altère pas ses pouvoirs antibactériens.
En pratique :
TEINTURE DE PROPOLIS
Mettre des petits morceaux de propolis dans un bocal en verre et les couvrir d’alcool alimentaire à 70°. Laisser macérer cette préparation pendant 10 jours, à l’abri de la lumière à 20°C en agitant régulièrement. Filtrer et mettre en flacon bien bouché et conserver à l’abri de la lumière. Cette solution est active contre tous les maux de gorge : 10 gouttes sur la langue et répartir dans la bouche. À répéter au moins 4 fois par jour. Cette teinture de propolis est également conseillée contre les aphtes. Même procédé ou se tamponner la partie atteinte matin et soir.

2.4. La gelée royale

La gelée royale exerce une action capitale sur le métabolisme intracellulaire, les systèmes cardio- vasculaire, digestif, immunitaire, endocrinien, nerveux et psychique. Plus généralement, on peut dire qu’elle a des effets stimulants, fortifiants, euphorisants et qu’elle permet de lutter efficacement contre les problèmes dus au vieillissement, que ce soit au niveau des organes, de l’épiderme et même de l’intellect, grâce à sa faculté d’augmenter sensiblement l’apport d’oxygène au cerveau. Favorise l’équilibre hormonal chez les
hommes et les femmes, aide les femmes durant la période de ménopause.
La dose quotidienne est de 50 à 100 milligrammes par cure de 20 jours, au printemps et en automne. À prendre telle quelle, sur une allumette, par absorption sublinguale.

2.5. Le venin

Paracelse, médecin et alchimiste suisse du XVIe siècle, l’a dit clairement :
« toute substance est à la fois venin et médicament ; tout dépend de la dose administrée ».
Il est conseillé de se faire piquer par l’insecte à l’endroit de la douleur. Suivant les cas, de 3 à 10 piqûres par jour.
Comme c’est le cas chez de nombreux « poisons » de la nature, une utilisation rationnelle du venin permet d’obtenir des solutions thérapeutiques de haute facture. La thérapie à base de venin d’abeille est très ancienne. Au IVe siècle avant J.-C., Hippocrate l’évoque déjà et l’on raconte que Charlemagne et Yvan le Terrible se faisaient piquer
mains et jambes afin de soulager leurs crises de goutte. La science n’a fait que confirmer l’histoire. On est sûr maintenant que le venin est un cardiotonique, un puissant anticoagulant et un agent immunologique actif. Il bloque le transfert de l’influx nerveux, stimule la
production de cortisol, principal corticoïde naturel, normalise la tension artérielle et déclenche une vasodilatation, notamment au niveau des capillaires cérébraux.
Paradoxalement, il inhibe la réaction inflammatoire et diminue la perception de la douleur. Ses indications sont donc nombreuses : rhumatismes, arthrite aiguë, chronique et déformante, myalgie, névralgie, dermatite,…
Antirhumatismal, antinévralgique, anti-infectieux, anticoagulant,… le venin d’abeille participerait à la longévité de très nombreux apiculteurs.

2.6. Le propomiel

Le propomiel est un mélange de miel et de propolis brute, en poudre ou en teinture. On le recommande dans le traitement de certaines affections, généralement en complément d’un aromiel.
Sa préparation se fait selon les proportions de 10 g de teinture-mère (elle-même dosée à 25 % de concentration) pour 100 g de miel, dans le cas d’une administration orale.
La posologie est identique à celle des aromiels. En usage externe, le ratio est de 2 g de teinture-mère pour 100 g de miel.

2.7 Les Remieldies

Ce néologisme désigne l’association entre le miel et une ou plusieurs huiles essentielles. Les remieldies constituent l’une des pierres angulaires de l’apithérapie. En effet, le miel est le parfait vecteur des huiles essentielles, facilitant leur pénétration dans l’organisme et leur assimilation en douceur.
Les remieldies combine les particularités et la qualité du miel utilisé à celles des huiles essentielles employées. Ainsi, un remieldie de thym est constitué de miel de thym auquel on ajoute des gouttes d’huile(s) essentielles (s) de romarin par exemple mais aussi d’ail ou même de thym.
La préparation des remieldies doit être confiée à une personne compétente car le choix et le dosage des produits nécessitent une extrême précision.
Les remieldies à usage externe ne doivent pas dépasser une concentration totale en huiles essentielles (HE) de 1 %.
Les remieldies à usage interne ont une concentration totale en HE comprise entre 3 et 5 % maximum. Le mélange se compose en général de 100 gouttes d’huiles pour 100 g de miel.
La posologie est différente si la pathologie est aiguë ou chronique. Il est à noter que les remieldies sont strictement interdits aux femmes enceintes et à celles qui allaitent sans l’avis d’un spécialiste.
Mais il ne faut pas se lancer dans la préparation d’un remieldie avant d’avoir consulté un médecin spécialisé, dont le diagnostic reste indispensable. L’apithérapeute est un professionnel de la santé, il peut être un médecin généraliste et naturopathe, ayant suivi une formation spécifique dans cette branche de la médecine naturelle. Son cadre d’activités va de simples conseils de santé jusqu’aux techniques les plus précises comme les piqûres d’abeilles.
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